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Publié : 10 septembre 2012
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des pistes pour travailler l’interdisciplinarité

Artémot écrit , CRDP de Poitou-Charentes, 1996. 196 p.  :
Dans une optique transdisciplinaire français/arts plastiques, un livre richement illustré, qui propose de combiner les activités d’écriture/dessin. L’écrit devient objet, les objets deviennent signifiants, du collage aux assemblages, l’écriture est démystifiée et transgressée. Les œuvres d’artistes contemporains servent d’exemples aux thèmes qui sont également traités par des classes.

La pierre et la lettre : Architecture et littérature au collège et au lycée , CRDP de Franche-Comté, 2001. 215 p. :
Cet ouvrage a pour objectif de mettre en relation les champs de la littérature et de l’architecture pour une approche fondée sur une double métaphore : le langage architectural et urbain et la construction d’un texte. Des activités pédagogiques variées (des ateliers d’écriture, des réalisations artistiques ou plastiques) permettent de s’associer pour aborder en interdisciplinarité le patrimoine littéraire et architectural.

Clés pour enseigner l’histoire des arts en cycle 3, CRDP Bordeaux 2009 (Livre de l’enseignant, cédérom et CD audio)
Le CRDP de Bordeaux propose une série qui couvrira à terme les cinq périodes au programme de l’Histoire des arts. Elle contient une mise au point scientifique et 16 propositions détaillées de séquences pédagogiques . Destinée aux enseignants de cycle 3 (école élémentaire), la richesse des ressources constitue une approche consistante en vue de séquences au collège.
Sont parus les tomes : le Moyen-âge et le XIXe siècle

Bosseur Jean-Yves, Le sonore et le visuel, intersections musique-arts plastiques aujourd’hui , éd. Dis-voir Bourroullec, éd. Phaïdon.

Nouvelle revue pédagogique - Lettres collège , N°1 de septembre 2009 : Dossier sur l’art et la littérature pour aborder l’introduction de l’histoire des arts au collège. Permet de faire le point sur les instructions officielles et les croisements possibles entre la littérature et les arts. A la fin du dossier, une petite bibliographie est proposée.

TDC n° 1035, L’art et le voyage , Sceren, mai 2012
Par essence, la création a partie liée avec le voyage puisqu’elle est toujours, à certains égards, invention d’un "ailleurs". Mais, plus concrètement, le voyage nourrit l’art de différentes manières. Rares sont les artistes que la curiosité n’a pas poussé à quitter leur territoire d’origine pour partir à la rencontre d’autres artistes, d’autres cultures, d’autres esthétiques, d’autres sources d’inspiration. Le contexte culturel et historique y a souvent contribué, des pèlerinages du Moyen-âge à la présence des Jésuites en Amérique latine, du voyage en Italie à la Renaissance au voyage en Orient au XIXe siècle, de la découverte du Nouveau Monde à la campagne d’Egypte, des disaporas diverses à l’exil américain des artistes européens durant la Seconde Guerre mondiale...
Parallèlement, le voyage est un sujet qui inspire les peintres, en même temps que son évolution contribue à modifier leur regard, leur technique, leur esthétique : symboles de modernité, les trains fascinent les impressionnistes comme les automobiles exaltent les futuristes...
Enfin, l’architecture (gares, ports, aéroports, hôtels...) les arts graphiques et décoratifs, la photographie ont puisé dans cette propension humaine à l’aventure et au déracinement une nouvelle matière et de nouvelles formes.
Cependant, depuis le milieu du XXe siècle, avec sa démocratisation, sa banalisation, sa transformation en industrie et en loisir de masse, il semble que cette fascination de l’art pour le voyage ait laissé sa place à un regard désenchanté, volontiers ironique, qui est celui de l’art contemporain.
Enjeux  : Quelles formes différentes ont pris, au fil des siècles, les relations entre l’art et le voyage ?
Dans quelle mesure la rencontre de l’Autre a-t-elle pu favoriser l’émergence de nouveaux sujets et de nouvelles formes ?
En quoi l’évolution des modes de transport a-t-elle contribué à modifier le regard des artistes ?

Humanisme et Renaissance, TDC n°1039, septembre 2012, Sceren.
Si la périodisation issue du XIXe siècle distinguant et opposant Moyen-âge et Renaissance a été mise en cause au cours des dernières décennies, on considère cependant qu’entre le XIVe et le XVIe siècle l’Europe occidentale a connu de profondes mutations qui ont décidé de son évolution et cela dans tous les domaines : technoscientifique avec les découvertes astronomiques et physiques, les innovations techniques (comme l’imprimerie) et les avancées anatomiques et médicales ; géographiques, économiques et anthropologiques avec les grandes explorations et les débuts de la colonisation ; esthétiques avec l’émergence d’un nouveau mode de représentation basé sur la perspective illusionniste et la naissance de la conception "moderne" de l’artiste ; religieux avec la Réforme protestante ; pédagogique avec le développement de l’enseignement et la multiplication des universités...

Le mot "humanisme" permet de donner sens et cohérence à cet extraordinaire effervescence.Le point commun à tous ces bouleversements est d’accorder une place centrale à l’homme, en partie soulagé du poids de la toute-puissance divine, libre donc d’apprendre, d’agir sur le monde, de maitriser son destin, voire , par le biais de la création, de concurrencer Dieu même.

L’enthousiasme suscité par cette "révolution" ne va pas cependant sans son revers : en prenant conscience de l’immensité de ses capacités, l’homme européen découvre également ses limites et sa fragilité. Commencée comme un second âge d’or, la Renaissances’achève sur les exactions des colons en Amérique et les massacres interreligieux en Europe. L’exaltation laisse place au scepticisme. Mais l’humanisme demeurera à la fois toile de fond et horizon des siècles suivants.

Enjeux  :
Comment la vision humaniste infuse-t-elle simultanément les sciences, les techniques, les arts, la vie politique et religieuse ?
Dans quelle mesure l’humanisme contribue-t-il à fonder une culture et une conscience européennes ?
Quels liens la Renaissance entretient-elle avec les siècles passés et en quoi inaugure-t-elle les "temps modernes" ?

TDC n°1047, Les arts de l’Islam au musée du Louvre, Sceren, janvier 2013.
A partir du Vie siècle, l’apparition et l’essor de la religion musulmane donnent naissance à un empire qui s’étendra de l’Espagne jusqu’à l’Inde. Sur ce vaste territoire se développe un riche civilisation, à la fois unifiée par des traits communs et diverse dans ses expressions formelles, selon les cultures qu’elle rencontre et avec lesquelles elle se métisse.
Contrairement à une idée reçue, les traces matérielles de cette civilisation ne sont pas essentiellement religieuses : si les mosquées dominent bien le patrimoine bâti, les objets d’art islamique conservés sont majoritairement laïques. Ils témoignent souvent d’une intense activité du mécénat, de la part des califes et des sultans mais aussi de dignitaires et de riches particuliers. Ces commandes contribuent à l’émergence de techniques nouvelles - faïence, métal, verre , bois, tissu, papier - et d’artistes ou d’ateliers au savoir-faire incomparables, dans des domaines aussi variés que la céramique, la calligraphie, la peinture, le tapis, la vaisselle, etc.
Très tôt, l’Occident a rencontré l’Islam, et les échanges - guerriers ou pacifiques - ont favorisé les influences réciproques. A la fin du XIXe siècle, dans le sillage de la mode orientaliste, les arts de l’Islam ont fait l’objet d’un intérêt marqué de la part d’universitaires mais aussi d’amateurs éclairés. Ainsi, se sont constituées les riches collections visibles aujourd’hui au musée du Louvre.
Enjeux  : Quels sont les grands traits de la civilisation islamique et ses principales formes d’expression artistique ?
Comment s’y articulent les dimensions religieuses et esthétiques ?
Dans quelle mesure les arts de l’Islam témoignent-ils des croisements avec d’autres cultures, y compris la culture européennes ?