Publié : 26 janvier 2013
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CONCLUSION

En conclusion, nous constatons que la tentation de l’exhaustivité est fort séduisante en Histoire des Arts ; mais son contraire est aussi un risque potentiel : l’éparpillement, voire la négligence. Cet enseignement ne pouvant se faire au détriment de disciplines déjà chargées de programmes conséquents, il est nécessaire d’envisager une cohérence fédératrice suffisamment riche pour satisfaire l’ensemble des professeurs.

Les mythes nous offrent cette « ouverture collective » : éléments de notre mémoire patrimoniale à multiples facettes, ils sont modulables dans le temps et dans l’espace ; leur matière universelle et symbolique peut être déclinée à tous les niveaux, à différents degrés de difficulté et dans toutes les disciplines.

Ce parti-pris peut paraître ambitieux (si ce n’est élitiste, pour ceux qui pensent que la culture dite « classique » doit être réservée à quelques-uns).Pourtant, les mythes sont des médias moteurs très accessibles et attractifs pour les élèves. Outre ces atouts pédagogiques, ils représentent souvent des miroirs métaphoriques de notre société ; il ne s’agit donc pas non plus d’enfermer les élèves dans une « culture de musée » ou de textes antiques.

Par ailleurs, la plupart des thématiques proposées dans cet ouvrage peuvent aussi concerner le lycée, après quelques adaptations. Des liens avec la philosophie, ou bien d’autres « mythes » au sens plus large du terme : Don Juan ; Don Quichotte ; Faust ;….semblent évidents. Des applications plus modernes peuvent venir élargir les thèmes rencontrés : le « mythe » du chemin de fer, de l’automobile, au sens de « épopée ».

D’autres projets fédérateurs sont possibles  : la photo, le cinéma, le cirque, la liberté, la santé, l’imprimerie, le théâtre…,qui pourraient faire l’objet d’une collection de monographies à partir de films, d’oeuvres à large « spectre disciplinaire » pour une application dans le cadre de l’Histoire des Arts. L’essentiel étant de saisir l’occasion de mener une pédagogie de projet au sein de l’institution, de ménager des ponts au service de tous les élèves, et pas seulement de quelques classes « à profil »...