Publié : 26 janvier 2013

PRÉAMBULE

Des mythes aux sciences : histoire des arts et culture générale

Les grands mythes sont de retour ! Ils ne s’affichent pas comme tels, et pourtant, notre société en est imprégnée : en mal de repères, elle cherche à s’en constituer de nouveaux en revenant aux sources, en s’appuyant sur le passé et ses légendes séduisantes, notamment. Or, on peut déduire des mythes gréco-romains de multiples approches pédagogiques.


Couverture Le Point

Les années 60 et 70 se sont constitué de nouvelles mythologies quotidiennes, au sens où Roland Barthes l’entendait. Des icônes sont nées, automobiles, rock ou féministes. Par ailleurs, des univers entiers ont été recréés par le biais de la science-fiction pour conjurer la peur que faisaient naître des avancées technologiques toujours plus puissantes.
Puis la science-fiction s’est peu à peu dématérialisée pour véhiculer des valeurs plus humaines : une saga comme La Guerre des Étoiles, révolutionnaire par ses effets spéciaux, puise son inspiration dans des références chevaleresques. Le Seigneur des Anneaux et ses dérivés de l’Heroic Fantasy reposent sur des univers symboliques (aériens, terrestres ou souterrains) aux prises avec des monstres issus de diverses mythologies. Plus récemment, le mythe de Persée revu et corrigé par Rick Riordan dans Percy Jackson, ou le remake du Choc des Titans de Louis Leterrier (2010) ont connu un franc succès auprès de la jeunesse. Sans oublier l’incontournable Harry Potter dont les références latines et mythologiques sont légion.


Percy-Jackson

On peut se demander les raisons du succès de l’Heroïc Fantasy et de la mythologie, voire du regain d’intérêt pour l’histoire antique au cinéma, en littérature, mais aussi dans la presse mensuelle en particulier. Le marketing ne suffit pas à tout expliquer. Les gens aiment vivre par procuration des aventures où sont matérialisées des valeurs simples, des références universelles traitées de manière symbolique. Fascinés par un imaginaire exubérant, ils se laissent séduire sans peine.
Or, cette facilité apparente n’est-elle pas un atout pour attirer tous les publics ? Au lieu de se contenter d’effleurer la légende, pourquoi ne pas en expliquer les fondements ? Pour mieux savourer les différents avatars d’un personnage mythique ou héroïque, ne serait-il pas profitable de revenir aux véritables sources ? Ne laissons pas le public se satisfaire de produits trop parfaitement digestes : beaucoup ne soupçonnent pas la richesse culturelle que ces produits de masse ne font que distiller, et méritent mieux.
Alors entrez dans les mythes avec (ou sans ) vos élèves, ils vous ouvriront des portes dans tous les domaines, artistiques, littéraires et humanistes, civiques et même scientifiques !

- SOMMAIRE
- CARTES HEURISTIQUES
- INTRODUCTION
- PREMIÈRE PARTIE : MYTHES, SCIENCES ET PÉDAGOGIE
- DEUXIÈME PARTIE : PROJETS PÉDAGOGIQUES ET ITINÉRAIRES DIDACTIQUES EN HISTOIRE DES ARTS
- TROISIÈME PARTIE : AUTRES PISTES ET ANNEXES PRATIQUES
- CONCLUSION
- BIBLIOGRAPHIE